Dimanche 3 février 2008
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Réponse au message de Patrick PERON (sur le forum de Laurent MACCHI) appelant à un débat à propos de la reconstruction du Lycée des Grands Bois à Algrange
« Oui la politique, au niveau national comme dans le quotidien et la proximité, est un combat d’idées.
Qui pourrait être contre un lycée sur le site de la paix, qui pourrait être contre la réalisation d’une scène des musiques actuelles ? A priori personne.
Sauf que le
débat et la gestion publique comportent des règles.
D’abord, il ne s’agit pas de dresser les uns contre les autres. Il est dangereux de dire que le projet de la ville de Hayange ne sera pas réalisé. Dire cela, ce n’est pas aider la ville de
Hayange où se situe actuellement le lycée des Grands Bois. Quel Maire ne se battrait-il pas pour garder un lycée sur son territoire. A priori aucun.
Ensuite, il faut bien comprendre que nous ne possédons pas toutes les clés d’un problème très complexe, tant les acteurs concernés sont nombreux. Le Conseil Régional de Lorraine est le maître
d’ouvrage, il finance la construction de l’établissement. Le Rectorat s’occupe de l’organisation des filières et attribue les dotations en personnels conséquemment. Les services de l’Etat
contrôlent les éléments de droit, de sécurité, sur lesquels s’appuie le Préfet pour autoriser la construction. A ces acteurs, il faut ajouter les villes qui accueillent les établissements, la
communauté éducative trop souvent ignorée, les parents d’élèves, les élèves… Bref, une équation particulièrement compliquée à résoudre, d’autant plus que la carte scolaire, quelle que soit notre
opinion à cet égard, est en cours de suppression.
La gestion de ce dossier relève donc plus d’une composition pointilliste que cubiste. C’est par touches successives que ce lycée pourra être reconstruit, à Hayange, à Algrange, ou ailleurs dans
la vallée. Par étapes et non par déclarations, car toutes les brèches offertes seront exploitées par ceux qui voient peut-être là une opportunité de rationaliser…. Un mot tellement à la mode.
En revanche, je suis d’accord sur l’idée de réserver dans le plan d’aménagement de zone de l’espace de la Paix, un espace permettant d’accueillir le lycée dans l’hypothèse où toutes les voies
auraient été épuisées du coté de Hayange. Cela peut être étudié, d’autant que nous avons redéfini, sans que cela soit rédhibitoire, l’organisation du site de la Paix, en lien avec les communes de
Nilvange, de Knutange et la Communauté d’Agglomération du Val de Fensch (à qui la compétence d’aménagement a été transférée) : l’habitat à Algrange, le récréatif à Knutange, les
équipements publics, l’artisanal et le commercial, à Nilvange (l’affectation des zones dans le cadre du Plan Local d’Urbanisme est d’ailleurs en cours de validation dans les 3 communes). Cette
restructuration a été réalisée en bonne intelligence et de manière concertée entre les 3 communes, là où nos prédécesseurs n’avaient laissé que friches et dettes.
J’ajouterai par ailleurs que l’hypothétique construction d’un lycée sur notre territoire mérite d’être débattue avec la population, alors que nous possédons déjà, à Algrange, un
collège (350 élèves) et un lycée privé (750 élèves), situé en plein cœur de ville et générant ainsi de nombreuses difficultés dans un tissu urbain très dense. Personne ne peut le contester.
Il faut également s’interroger sur les conséquences de cette création alors que les salles de sports dans notre ville sont déjà tellement utilisées que l’on ne dispose plus de créneaux
suffisants. Alors à moins que le Conseil Régional ne construise en plus un gymnase à proximité du Lycée, cela sera difficilement gérable !
S’agissant de
la scène des musiques actuelles, il est bien prévu de la construire sur le site de la Paix, en l’espèce sur le ban communal de Nilvange. Cet investissement est d’ailleurs inscrit dans le projet
communautaire. Toutefois, le plan de financement n’est pas abouti car les partenaires financiers, et notamment l’Etat, ne tiennent pas tous leurs engagements. Et, puisque les finances
communautaires, qui sont aussi les nôtres, ne sont pas un tonneau des danaïdes, il ne s’agirait pas que l’on compense seul ces désengagements.
Nul doute que le site de la Paix est effectivement une zone d’enjeux, tant les réserves foncières sont limitées dans le haut de la vallée. Nous le savons pertinemment ! Tellement bien que
nous avons d’ailleurs demandé un échange parcellaire avec le Val de Fensch pour créer une réserve foncière communale, dans une logique anticipative, en vue de construire une salle multi activités
(essentiellement culturelle) qui manque cruellement à notre ville.
Aujourd’hui, je suis d’accord que tout est discutable mais en tenant compte de ce qui est déjà fait, en ne faisant pas croire que tout est simple et peut être réalisé en faisant uniquement usage
du rapport de force. »
Eric MAROCHINI
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